par Yehudi Menuhin
L'espoir déçu de l'enfant découvrant son impuissance rejoint-il le désespoir de l'adulte constatant l'impossibilité de faire bouger les hommes, même pour les sauver ? Si oui, le rêve devient cauchemar. Comme le héros de ce conte allégorique, j'ai fait cette double expérience.
Alors, enfants de rêve et adultes de cauchemar ?
Je ne peux m'y résoudre car, en dépit de mes quatre-vingt-deux années, je tiens toujours à mes rêves d'enfant.
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Dernière mise à jour : ( 28-05-2007 )
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par Yehudi Menuhin
L'allégorie de Marianne Poncelet, c'est la vérité profonde exprimée en fantaisie. C'est la vérité de la vie représentée par Romuar : lumineuse, colorée, vibrante et toujours fluide, changeante, mouvementée et néanmoins en équilibre dynamique.
C'est la mort qui est l'agent de cet équilibre et qui en permet la continuité même : belle, inévitable, essentielle à la vie.
Mais alors, le vrai fléau, la vie « morcelée », c'est de vivre la mort, la négation de tout ce qui est la vie, en imposant la rigidité à la fluidité, en réduisant l'homme même en parcelles carrées, la vie en conserves rangées docilement, « carrément » dans un superbe supermarché également carré, peuplé par des corps et des têtes carrées, aux cœurs pétrifiés, carrés eux aussi.
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Dernière mise à jour : ( 28-05-2007 )
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